Une architecture qui parle la langue des forêts
Au cœur des forêts québécoises, la Sépaq désire une signature architecturale pour unir les bâtiments d’accueil de ses différentes réserves. Les accueils de Portneuf, Saint-Maurice, Mastigouche et Rouge-Matawin partagent maintenant une identité commune : des bâtiments qui parlent le même langage, tout en épousant la singularité de chaque site.
À St-Maurice, le projet se veut une renaissance. L’accueil actuel, fatigué par le temps, cède la place à un édifice pensé pour l’avenir. Plus qu’un simple bâtiment, c’est une promesse : offrir aux visiteurs une expérience fluide et chaleureuse, et aux employés un espace ergonomique favorisant le travail administratif dans un contexte naturel. Sa nouvelle localisation, sur la route 155, sur la rive droite de la rivière St-Maurice. De plain-pied, l’architecture s’ouvre comme un poisson qu’on aurait tranché : accueil lumineux, boutique invitante, bureaux administratifs, salle pour les employés et des espaces de soutien. À côté, un bâtiment annexe complète l’ensemble avec une toilette publique et un local dédié à l’éviscération du poisson, clin d’œil à la tradition des lieux.
Ce projet n’est pas qu’une construction : c’est une rencontre entre fonctionnalité et loisirs, entre l’homme et la forêt, tout en marquant l’esprit du lieu. Une représentation de draveur, gravée dans le revêtement de bois, rappelle les activités de drave présentes à l’époque sur la rivière St-Maurice. C’est la dernière rivière où la drave était active au Québec.
Une architecture qui s’adapte, se répète et se reconnaît, comme une empreinte durable au cœur des territoires sauvages québécois.









